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« Prince·sse·s des villes » au Palais de Tokyo

Exposition Princesses des villes au Palais de Tokyo
  • Date

    26 . 07 . 19

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« Prince·sse·s des villes » au Palais de Tokyo
Les créateurs du « système D »

 

Durant deux ans, les commissaires Hugo Vitrani et Fabien Danesi ont prospecté au sein de cinq mégalopoles : Dacca, Lagos, Manille, Mexico et Téhéran. Des villes imprégnées d’une forte énergie artistique. Sur les près de trois cents artistes rencontrés, cinquante plasticiens, photographes, musiciens, tatoueurs ont été retenus.

Les œuvres — 80 % ont été réalisées in situ — sont des témoins de l’âme de ces grandes villes, se répondant les unes les autres. Ces productions, que l’on découvre à travers un parcours libre, se nourrissent des réalités quotidiennes des lieux qui y laissent leurs empreintes.

Créer comme un hommage à ceux qui « veulent briller comme une étoile filante, vivre plus vite que les autres, douées d’un étrange pouvoir qui s’est glissé dans leur regard, avoir un pied dans le futur et obéir à leur nature » selon les mots de Michel Berger, l’exposition exprime la volonté de faire découvrir aux visiteurs les « créateurs du système D », D comme « démesure »[1].

Lagos

L’artiste nigériane Ndidi Dike raconte sa ville par le biais de trois installations qui évoquent les difficultés politiques et sociales rencontrées à Lagos : l’inconstance de son électricité ainsi que la suprématie des industries pétrolières. Untitled II est un assemblage de poêles usagées qui symbolise la cuisine de Lagos, métaphore d’une ville qui vit branchée à des générateurs.

Avec National Grid, elle évoque la dégradation de l’environnement, les déplacements de populations ainsi que la corruption qui découle de l’industrie pétrolière.

Elle est aussi abordée en filigrane dans l’œuvre de Kadara Enyeasi qui propose des nus masculins sur fond de logos de multinationales (Shell notamment) faisant référence à l’homosexualité, toujours condamnée au Nigeria. La question du textile abordée ici en arrière-plan de l’œuvre révèle l’importance de la mode dans la ville.

Car Lagos est aussi appelé « le New-York de l’Afrique », ville de la mode qui accueille chaque année une Fashion Week. Le photographe Stephen Tayo, qui s’est fait connaitre sur Instagram pour ses reportages de rues, est constamment à la recherche d’icônes de mode. L’exposition dévoile sa série « Ibeji » sur des jumeaux, tout droit sortis d’un magazine.

 

« Prince·sse·s des villes » part à la recherche d’un nouveau langage, casse certains codes profondément établis pour offrir un nouveau regard sur la scène artistique actuelle.

Ainsi, Fabien Danesi confie dans une interview pour RFI « on aime bien dire que, finalement, au regard de cette énergie bouillonnante de ces villes, Paris apparaîtrait presque comme à la périphérie. Ce n’est certainement pas nous qui amenons ces artistes au cœur de l’art, au contraire, ce sont ces artistes qui nous font voir aujourd’hui qu’il n’y a plus de centre. » [2] 

 

« Prince·sse·s des villes »
Jusqu’au 08/09/2019
Vous pouvez aussi déambuler dans la ville depuis votre ordinateur ici.

 

 

[1]Fabien Danesi et Hugo Vitrani, Texte d’introduction de l’exposition.

[2]RFI, Les «Prince.sse.s» de Lagos, Mexico et Téhéran au Palais de Tokyo, Siegfried Forster, Publié le 22-06-2019 [en ligne] Disponible sur : http://www.rfi.fr/culture/20190622-princesses-palais-tokyo-lagos-mexico-teheran-dacca-manille[consulté le 22 juillet 2019]

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