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    masques noirs

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    Il n’est pas de société sans service d’ordre. Chez les Punu, cette fonction était assurée sous couvert d’anonymat par des hommes initiés. Ce sont des masques noirs qui dissimulaient le visage de ceux qui devaient châtier les coupables, identifier sorciers et sorcières, et les faire avouer en organisant des ordalies par le poison. Monté sur des échasses plus courtes que celles du mukuyi, l’ikwara n’apparaissait qu’à la tombée de la nuit.

    Il arrivait que lors de certains rituels, et pour des raisons spécifiques, des masques blancs aient été repeints en noir. Ce qui pourrait expliquer que des pièces avec des yeux en « grains de café », un large front bombé sans aucune scarification et la coiffure constituée de deux coques, semblent esthétiquement proches de masques blancs.

    En fait, les proximités et les emprunts stylistiques sont fréquents dans les arts du bassin de l’Ogooué comme l’explique Louis Perrois : « les ethnies ne sont pas des univers fermés sur eux-mêmes : tous les peuples de l’interland gabonais et congolais sont en relation commerciale et culturelle depuis des siècles […]. Les formes de masque, liées à des pratiques et des croyances assez semblables d’un peuple à l’autre, ont donc circulé de proche en proche, au hasard des échanges de traite »1.

    1. L. Perrois, Arts du Gabon : Les Arts plastiques du Bassin de l’Ogooué, 1979, p. 251.

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