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    armes

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    Collectées au Gabon à la fin du xıxe siècle puis rapportées en Europe, de nombreuses armes témoignent tout à la fois des techniques de combat et d’un savoir-faire artisanal.

    Les populations du bassin de l’Ogooué faisaient la guerre pour maintenir l’intégrité de leurs territoires ou pour en annexer de nouveaux. Mais les armes blanches ne servaient le plus souvent que lors des hostilités déclenchées entre villages, occasionnées notamment par un vol de bétail ou de femmes… Les Fang – comme bien d’autres peuples – organisaient fréquemment des razzias pour se procurer du butin. Ils savaient tirer avantage des pièges offerts par la densité des forêts et ils s’ingéniaient à surprendre l’adversaire en mettant en place des embuscades de jour comme de nuit. Dans les combats au corps à corps, les hommes utilisaient des épées courtes, des dagues à double tranchant et dotées d’une poignée en bois habilement conçue de façon à assurer une bonne prise en main. Un lien est ajusté au fourreau de façon à pouvoir suspendre l’arme au côté.

    Les forgerons apportaient un soin particulier à la réalisation des armes. Les lames chauffées au rouge étaient martelées durant près d’un mois. Cette opération maintes fois répétée offrait la possibilité de réaliser de fins décors, mais elle était avant tout nécessaire pour obtenir – après de longs chauffages – une bonne qualité de la lame. En effet, la technique d’élaboration du fer ne permettait pas d’atteindre le point de fusion du métal, et la matte obtenue était constituée de granules agglomérés autour de la scorie. Il fallait donc un travail de chauffage et de forge suffisamment intense pour faire disparaître toute trace du laitier et souder les billes en fer. Par ailleurs, la résistance des armes dépendait de la durée des opérations ainsi que de la maîtrise et de la patience dont faisait preuve le forgeron.

    Certains de ces instruments constituent des exemples remarquables de mélange de techniques et de matériaux résultant des contacts entre peuples voisins. Ainsi, grâce à des échanges divers, les Fang ont acquis auprès des Kota des lames prélevées sur des couteaux de jet qu’ils ont ensuite remontées.

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