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Regards sur cours

Exposition passée

Regards sur cours

Entre ambition et émotion

  • Lieu

    Gorée, Sénégal

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29 04 . 17

01 05 . 17

À propos de l'exposition

Horaires

De 11h à 19h.

Informations pratiques

À partir de l’embarcadère de Dakar une chaloupe achemine les visiteurs à Gorée en une vingtaine de minutes. Les horaires figurent sur le site www.lmdg.wordpress.com. Il est prudent de s’y prendre à l’avance en raison de l’affluence pendant Regards sur cours. Les visiteurs munis du dépliant d’invitation bénéficient du demi-tarif (montant variable suivant que l’on réside à Dakar ou non, il est indispensable de se munir d’une carte d’identité ou d’une carte de résident). La visite des expositions est gratuite.

Description

Pour sa onzième édition, Gorée – Regards sur cours s’enrichit de trois événements majeurs : la présence de la Fondation Dapper, avec deux expositions, un hommage à Ousmane Sow relayé à l’international par les Instituts français et les Alliances françaises, et la présentation par Creative Intelligence d’œuvres originales produites spécifiquement pour être intégrées dans le cadre magnifique du Relais de l’Espadon.

La manifestation Gorée – Regards sur cours compte désormais parmi les événements artistiques majeurs du Sénégal et se déroulera sur trois jours, les 29, 30 avril et 1er mai 2017. Elle doit sa vitalité à la passion d’une poignée de bénévoles pour leur île et pour l’art. Une passion qui les amène à vouloir cette édition plus ambitieuse. Une ambition en partie portée cette année par la Fondation Dapper, précieuse alliée de cette édition au-delà des expositions qu’elle présente. Tout en restant fidèle à sa tradition de présenter, dans une cinquantaine de maisons ouvertes au public, les œuvres d’artistes connus ou inconnus, Gorée – Regards sur cours est placée cette année, et pour la première fois, sous un thème : « L’eau et l’ailleurs ». Car si l’eau purifie, elle permet aussi d’aller ailleurs. Et l’île de Gorée est en elle-même aujourd’hui un ailleurs hors du temps. La mer – l’eau-mère – qui l’entoure, permit l’emprisonnement comme la libération des esclaves. En Afrique comme en Inde, les rites traditionnels ou religieux, les ablutions et la purification sont liés au culte des rivières, des fleuves et de la mer. L’eau y est source de vie comme // 2 // de malheur. Sécheresse, inondations ou tsunami, qu’elle manque ou qu’elle abonde, elle inquiète ou rassure. Elle fut longtemps la seule voie possible pour se rendre d’un continent à un autre. Elle peut être l’alliée mais aussi la triste complice de l’ailleurs pour les migrants, fuyant leur pays sur d’improbables embarcations. « L’eau et l’ailleurs », rêve ou cauchemar ?

Une idée juste et un vivier d’artistes

Gorée – Regards sur cours est née de l’imagination de Marie-José Crespin qui a eu l’idée, simple et évidente, de demander aux habitants de Gorée d’ouvrir leurs cours pendant trois jours à des artistes.

Comme toutes les idées justes, elle a fonctionné, dans une ambiance joyeuse dont la manifestation ne s’est pas départie depuis 2003. Pendant trois jours une atmosphère festive règne sur l’île, avec des fanfares, des acrobates et des animations tandis que des milliers de visiteurs parcourent ses ruelles à la découverte des cours de maisons où sont exposées les œuvres des artistes sélectionnés. Véritable vivier de jeunes talents, la manifestation a accueilli dès son origine des artistes, comme Ousmane Mbaye, Ndoye Douts, Ndary Lo qui y montrèrent respectivement leurs premières œuvres et installations, ou Camara Gueye et Soly Cissé qui participèrent à plusieurs éditions. Enfin, Gorée – Regards sur cours propose également une visite exceptionnelle de l’île, car, tout en découvrant des expositions d’art plastique, chacun a le privilège d’entrer dans l’intimité des maisons à l’architecture métissée de l’époque coloniale sur un site unique inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. La mairie de Gorée accompagne l’événement depuis 2003. Gorée – Regards sur cours est une association à but non lucratif.

Les artistes sélectionnés

•• Abdoulaye BARRY, plasticien souwere (Gorée, Sénégal) •• Abdoul WAHAB SOW, plasticien (Gorée, Sénégal) •• Abdoulaye DIA, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Aimé DIOMPY, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Aissa DIONE, designer textile (Dakar, Sénégal) •• Alain ROMARIC DABLAKA, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Alexis NGOM, plasticien souwere (Gorée, Sénégal) •• Aliou DIACK dit Badou, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Alun BE, photographe (Dakar, Sénégal) •• André DOLLY, plasticien souwere (Gorée, Sénégal) •• Anusch BAYENS, designer (Bruxelles, Belgique) •• Arebenor BASSENE, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Arlette VANDENEYCKEN, plasticienne (Nouakchott, Mauritanie) •• Aurélie DUSSOSSOY, plasticienne (Dakar, Sénégal) •• Babacar TRAORÉ dit Doli, photographe (Dakar, Sénégal) •• Baptiste GERBIER, plasticien (Bamako, Mali) •• Bara FALL, textiles patchwork (Gorée, Séné- gal) •• Barkinado BOCOUM, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Benjamin MONTEIL, plasticien-graveur (Ixelles, Belgique) •• Cécile BALATE, plasticienne (Dakar, Sénégal) •• Cécile et Mbor NDIAYE (MisWude), designers (Keur Massar, Sénégal) •• CHABIBA, bijoux (Gorée, Sénégal) •• Cheikh KEITA, plasticien (Gorée, Sénégal) •• Claire LAMARQUE, plasticienne – sculptrice (Dakar, Sénégal) •• Da Silvio BIZENGA, photographe (Dakar, Sénégal) •• Delphine DELAS, plasticienne – vidéaste (Bordeaux, France) •• Djibril SAGNA, sculpteur récup (Gorée, Sénégal) •• Djiby NDIAYE, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Dominique GUINOT, photographe (Dakar, Sénégal) •• EME, plasticien (Gorée, Sénégal) •• Emilie SAGNA, broderie (Gorée, Sénégal) •• Emnie TAHA, plasticienne (Dakar, Sénégal) •• Eza KOMLA, plasticien sculpteur (Dakar, Sénégal) •• Fabien MANGA, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Fallou DOLLY, plasticien souwere (Gorée, Sénégal) •• Fally SENE SOW, plasticien (Dakar, Sénégal) •• FATYLY CERAMICS, plasticien – céramique (Dakar, Sénégal) •• Gie La Tiberiade Faye Guignane, textiles (Dakar, Sénégal) •• Giorgio PICCAIA, plasticien – céramique (Novarre, Italie) •• Hai CHAMS, photographe (Dakar, Sénégal) •• Ibbo BOUSSO, plasticien (Gorée, Sénégal) •• Ibrahima THIAM, photographe (Dakar, Sénégal) •• Ina THIAM, photographe – vidéaste (Pikine, Sénégal) •• Jean-Claude THORET, photographe (Dakar, Sénégal) •• Jérôme CIGARA, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Joelle Le Bussy, designer (Dakar, Sénégal) •• Johanna BRAMBLE, designer textile (Dakar, Sénégal) •• Khadim DIOP, sculpteur (Dakar, Sénégal) •• Le Nègre de Gorée, plasticien souwere (Gorée, Sénégal) •• Madior DIENG, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Mahamadou Khéraba TRAORÉ, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Malick WELLI, photographe (Dakar, Sénégal) •• Manoa RICOU, plasticienne – céramique (Gorée, Sénégal) •• Marc MONTARET, plasticien – sculpteur (Dakar, Sénégal) •• Marie-José CRESPIN, bijoux (Gorée, Sénégal) •• Marie-Francoise MANGA, vannerie (Gorée, Sénégal) •• Marina ALFAYA, photographe (Salvador, Brésil) •• Marina RICOU, plasticienne (Gorée, Sénégal) •• Mélanie BALLION (Mel-Odile), plasticienne (Dakar, Sénégal) •• MINI MUSÉE GORA MBENGUE, plasticien (Gorée, Sénégal) •• MISTERCO, plasticien (Gorée, Sénégal) •• Mauro PETRONI, céramiste (Dakar, Sénégal) •• Moussa SAKHO, plasticien souwere (Gorée, Sénégal) •• Nampemanla Pascal TRAORÉ, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Nathalie GUIRONNET, photographe (Dakar, Sénégal) •• Olivier COGELS, plasticien (Gorée, Sénégal) •• Ousmane MBAYE, designer (Dakar, Sénégal) •• Papa Gorgui BOYE, designer graphique (Gorée, Sénégal) •• Patricia SEPTIER, designer (Dakar, Sénégal) •• Rosy AUGUSTE, plasticienne (Marie Galante, Guadeloupe) •• Seyni CAMARA, poterie (Casamance, Sénégal) •• Serigne GUEYE, artiste ferronier (Saint Louis, Sénégal) •• Seydhou DIEDHIOU KASSOU, plasticien (Dakar, Sénégal) •• Sophie MARKL, mosaïste (Dakar, Sénégal) •• Tall Mamadou DIEDHIOU, sculpteur récup (Gorée, Sénégal) •• Thierno BA, textiles Baobab (Gorée, Sénégal) •• Yoni DIONGUE, plasticien Hommage (Dakar, Sénégal) •• Mohamed DÈME, recyclage (Saint-Louis, Sénégal).

Hommage à Ousmane Sow

En hommage à Ousmane Sow, disparu en décembre dernier, Béatrice Soulé présente au centre socioculturel Joseph Babacar Ndiaye de Gorée une installation photo-vidéo intitulée “Il faut tenir compte de la stature du sculpteur”. Parallèlement à cette exposition placée sous son égide et avec l’aide de Gérard Sénac, ami fidèle de l’artiste, l’Institut français de Dakar organise le samedi 29 avril à 20 h 30 une soirée en hommage à Ousmane Sow, dans son théâtre de Verdure où seront projetés les deux films de Béatrice Soulé : “Ousmane Sow” et “Ousmane Sow, le soleil en face”. Cette projection sera relayée par nombre d’Instituts français et par plus de quarante Alliances françaises à travers le monde, donnant à cet hommage un caractère international, et faisant de Gorée – Regards sur cours l’initiatrice de ce moment.

L’installation, dans l’intimité de l’atelier

Tandis que sur l’écran défilent les images de l’artiste au travail et celles des carreaux multicolores de sa maison (qu’il fabriquait lui-même avec la matière de ses sculptures), les murs de l’exposition s’habillent de grands carreaux aux couleurs similaires. Ils servent de support à des photographies de l’artiste face à son œuvre, en des tableaux représentatifs de sa création selon les dominantes de couleurs : “Séries africaines”, “Little Big Horn”, “Victor Hugo”, bronzes aux fonderies de Coubertin, et bien sûr « Le Sphynx », cette maison qu’il considérait comme une œuvre à part entière, indissociable de sa création. Car il ne s’agit pas ici de présenter une exposition de photographies, mais d’immerger le spectateur dans l’univers du sculpteur. Cette installation a été créée en juillet 2007 à Arles, avec Actes Sud, à l’occasion des Rencontres de la photographie. Elle donne à voir ce que Béatrice Soulé a toujours considéré comme son « devoir de mémoire », accompli au long du parcours au cours duquel elle a accompagné l’artiste au quotidien pendant les vingt années décisives de sa carrière, depuis la production de la mythique exposition du pont des Arts au suivi de la réalisation des bronzes, en passant par le commissariat et la scénographie de toutes ses expositions. C’est ici un document unique, car il représente un an de travail d’Ousmane Sow sur les onze chevaux et vingt-trois personnages de la Bataille de Little Big Horn, qu’elle a filmée seule dans l’intimité de l’atelier, tout en préparant les expositions de Dakar et de Paris. Ce sont ici des images rares, car on y voit l’artiste réellement au travail. Un travail en dehors de toute mise en scène tant Ousmane Sow, en confiance, oubliait sa présence. Une bande son originale sous-tend les images. Les sons, composés par Mino Cinelu, se fondent aux bruits de mer, aux chants d’oiseaux, aux rumeurs d’avions et aux sons de l’atelier : feu, eau, paille, ciseaux et outils divers. Vrais et faux vents s’entremêlent, tandis que percussions, houdous et flûtes lancinantes accompagnent le spectacle hallucinatoire de l’artiste au cœur de sa création, un artiste comme transpercé par une force venue d’ailleurs.

Les partenaires de l'exposition

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