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Cinéma

Événement passé

Hommage à Ousmane Sow

Projections des films de Béatrice Soulé

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29 04 . 17

À propos de l'événement

Durée

1 heure 30.

À propos

En hommage au sculpteur Ousmane Sow, disparu en décembre 2016, le musée Dapper propose la projection de deux films de Béatrice Soulé : Ousmane Sow, et Ousmane Sow, le soleil en face.

Ousmane Sow est né à Dakar en 1935. Sculptant depuis l’enfance, puis tout en exerçant son métier de kinésithérapeute, c’est seulement à l’âge de cinquante ans qu’il se consacre entièrement à la sculpture. S’attachant à représenter l’homme, il travaille par séries et s’intéresse aux ethnies d’Afrique puis d’Amérique. Puisant son inspiration aussi bien dans la photographie que dans le cinéma, l’histoire ou l’ethnologie, son art retrouve un souffle épique que l’on croyait perdu. Fondamentalement figuratives, témoignant toutefois d’un souci de vérité éloigné de tout réalisme, ses effigies plus grandes que nature sont sculptées sans modèle. Ces  figures ont la force des métissages réussis entre l’art de la grande statuaire occidentale et les pratiques rituelles africaines. Avec l’irruption de ses Nouba au milieu des années 1980, Ousmane Sow replace l’âme au corps de la sculpture, et l’Afrique au cœur de l’Europe. En passant d’un continent à un autre, il rend hommage, dans sa création sur la bataille de Little Big Horn, aux ultimes guerriers d’un même soleil.

Le film Ousmane Sow, de Béatrice Soulé

Ce film a été sélectionné par la Biennale du film d’Art – Beaubourg 1996, par le Festival International du Film sur l’Art de Montréal (FIFA 1997), et nommé aux International Emmy Awards – New York 1997.

Ce film est une histoire d’amour, entre un homme et sa sculpture, entre un homme et une femme, entre un homme et une humanité. Béatrice Soulé met ici en lumière les quatre séries de sculptures d’Ousmane Sow : Les Masaï, Les Nouba, Les Zoulou et Les Peulh. Elle écrit une lettre à Ousmane Sow. Ousmane Sow lui répond. Sans répondre vraiment. Comme une voix intérieure, un chorus à deux voix, un balancement intime. De cette intimité, de cette confiance partagée naît alors la magie de pouvoir suivre l’artiste dans sa création la plus secrète. En un moment à la fois tendu et doux, on voit naître le visage du premier indien de sa nouvelle série sur la bataille de Little Big Horn. Et l’homme, que Béatrice Soulé a voulu laisser à son mystère, devient intensément présent. On ne sait rien, et on sait tout.

Le film Ousmane Sow, Le soleil en face, de B. Soulé

Ce film a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival International du Film d’Art de Montréal (FIFA 2001)

C’est l’histoire du temps qui passe, au rythme lent d’Ousmane Sow et celui du temps qui se bouscule, de la naissance d’une œuvre jusqu’à son éclosion, un jour de printemps à Paris sur le Pont des Arts.
Pendant un an, tout en préparant les expositions de Dakar et de Paris, Béatrice Soulé a vu naître des mains d’Ousmane Sow, Two Moon, Sitting Bull, Chef Gall et Crazy Horse, chefs sioux et cheyennes qui, rassemblés le long de la Little Big Horn, remportèrent en 1868, contre l’armée américaine, la plus importante victoire indienne qui provoqua la mort du général Custer. Dans l’intimité de la maison du sculpteur à Dakar, une maison elle aussi en pleine création, elle nous fait partager son émotion de voir émerger du sable des œuvres qui semblent aller de la mort à la vie. Et nous raconte au fur et à mesure de la naissance des chevaux et des différents personnages, l’histoire de la bataille de Little Big Horn, celle de l’exposition, et celle d’un film en gestation.

Biographie de Béatrice Soulé

En 1999, Béatrice Soulé produit l’exposition d’Ousmane Sow à Dakar, et à Paris sur le Pont des Arts. Cette exposition, dont elle est commissaire et scénographe, attira plus de trois millions de visiteurs.
Pendant  plus de vingt ans, Béatrice Soulé produit des documentaires dont elle est l’auteure et met en scène des évènements télévisuels dont elle assure également la production : «Parvis des Libertés et des Droits de l’homme» Place du Trocadéro à Paris, «Le premier rêve de l’Arche» à l’Arche de la Défense pour le Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, «l’Été de Prague», en direct du pont Charles pour le première Fête de la musique à Prague en 1990, etc  En 1991, elle produit  trente films “Contre l’Oubli» à l’occasion du trentième anniversaire d’Amnesty International et reçoit la Rose d’Or de Montreux  pour son film « Silences ».  Depuis, nombre de ses réalisations ont été primées à travers le monde (Midem Cannes 89, Rose d’Or Montreux 91, Rose d’Argent Montreux 93, Bannf Festival 93, FIFA 2001). Son film Ousmane Sow, réalisé en 1995 pour Canal + et ARTE,  a été sélectionné pour la Biennale du film d’Art à Beaubourg en 1996, pour le Festival du film sur l’Art de Montréal en 1997, et nominé aux International Emmy Awards à New York en Novembre 1997.

Le film Ousmane Sow, le soleil en face, qu’elle produit et réalise en 1999, retrace l’aventure de l’exposition du Pont des Arts, la création et l’histoire de Little Big Horn et celle du film en gestation.

Ce film a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival International du Film d’Art de Montréal (FIFA 2001). Depuis l’exposition du Pont des Arts en 99, elle a poursuivi sa collaboration avec Ousmane Sow, disparu le 1er Décembre 2016, en assurant le commissariat et la scénographie de toutes ses expositions, l’édition de ses livres et catalogues (parmi lesquels Même Ousmane Sow a été petit dont elle écrit également le texte), et en continuant à filmer et photographier Ousmane Sow et ses œuvres, au fil de ses créations.

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