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Formes et Paroles Dapper

Exposition passée

Formes et paroles

  • Lieu

    Gorée, Sénégal

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21 11 . 14

29 03 . 15

À propos de l'exposition

Caractéristiques

Exposition placée sous le haut patronage du ministère de la culture et de la communication du Sénégal en collaboration avec la commune de l’île de Gorée, dans le cadre de XVe sommet de la francophonie.

Commissaire général

Christiane Falgayrettes-Leveau

Commissaires associés

Myriam Mihindou, pour la section art contemporain
Christophe Cassiau-Haurie, pour la section bande dessinée

Horaires

Tous les jours sauf le lundi, de 10 h 30 à 18 h 30.

Description

Exposition Formes et Paroles

L’usage des langues de communication internationale – anglais, français, espagnol et arabe – constitue un enjeu géopolitique, économique et culturel majeur. Dans nombre de pays anciennement colonisés, le multilinguisme a entraîné des transformations profondes dans la façon de nommer les choses et fait tomber les barrières entre le monde de l’oralité et celui de l’écrit.

La pratique de plusieurs langues alimente le travail des écrivains, mais qu’en est-il pour les plasticiens ayant choisi d’intégrer le mot dans leurs œuvres ? Quel sens celui-ci revêt-il dans sa dimension visuelle ou sonore ?

La thématique de l’exposition Formes et Paroles — conçue en 2 volets, arts plastiques et bande dessinée — s’appuie sur ces questions pour mettre en valeur des démarches artistiques qui, ouvertes sur le monde contemporain, se nourrissent d’héritages culturels multiples.

Le musée Dapper a invité 5 plasticiens concernés par la problématique de la parole à réaliser une œuvre originale. Ndary Lo (Sénégal), Bill Kouélany (Congo), Thierry Fontaine (La Réunion), Trân Trong Vû (Vietnam/France) et Nadia Myre (Canada) ont conçu des installations qui se déploient en plein air sur divers sites de Gorée.

Le 9e art, approchant de ses 100 ans en Afrique, offre un véritable espace de liberté pour appréhender les images et les mots. 5 bédéistes, Al’Mata (République démocratique du Congo/France), Jason Kibiswa (RDC), Odia (Sénégal), Hector Sonon (Bénin) et TT Fons (Sénégal), ont chacun créé une histoire originale. Une sélection de leurs planches est présentée au Centre socioculturel Boubacar Joseph Ndiaye et un ouvrage, L’Afrique en partage, réunit leurs travaux.

Les plasticiens

Ndary Lo

Né en 1961 à Tivaouane, Ndary Lo vit et travaille au Sénégal. Après des études d’anglais, il suit une formation à l’École nationale des Beaux-Arts de Dakar et, très vite, expose en tant que sculpteur. Depuis 1992, Ndary Lo a engagé une recherche autour de l’homme, avec comme matériau de base le fer. Il a remporté de nombreuses distinctions. Après la consécration en 1999, avec le Grand Prix du chef de l’État pour les arts, Ndary Lo est sélectionné pour l’exposition itinérante L’Homme qui marcheDe Rodin à Mimran, présentée notamment dans les jardins du Palais Royal à Paris et au Den Haag Sculpture de La Haye (Hollande). Ndary Lo remporte, en 2002, le Grand Prix Léopold Sédar Senghor de la biennale de Dakar avec son installation intitulée La Longue Marche du changement. En 2008, avec La Muraille verte, installation imposante composée d’une centaine de sculptures de fer, il symbolise la lutte désespérée de l’homme contre la nature. L’artiste participe régulièrement à des expositions personnelles et collectives au Sénégal et à l’étranger.
Le site de l’artiste : http://www.ndary-lo.com/

Bill Kouélany

Née en 1965 à Brazzaville (Congo) où elle réside, Bill Kouélany commence à peindre dans les années 1980. Sa peinture se radicalise en réponse à la tension du Congo en guerre et à la découverte du poète Tchicaya U Tam’si. Elle lacère et déchire ses toiles puis les recoud. Car c’est la couture (scarification ? point de suture ?) qu’il importe de montrer, comme s’il s’agissait moins de réparer que de pointer du doigt la plaie en révélant le fantôme sous la peau. Parallèlement elle écrit, et notamment pour le théâtre, prolongement nécessaire à sa peinture. Elle réalise également des vidéos et des documentaires. Elle a exposé en 2001 en résidence de création aux ateliers urbains de Doual’Art (Cameroun), en 2002 dans le Off de la 5e Biennale de Dakar avec « les créateurs de l’Afrique centrale », en 2003 dans les CCF de Brazzaville et Kinshasa, en 2004 en résidence à Nantes dans l’exposition Beautés d’Afrique, en 2007 à la 12e Documenta de Kassel…  Elle a créé à Brazzaville les Ateliers SAHM, lieu d’exposition et d’accueil d’artistes.

Thierry Fontaine

Né à La Réunion en 1969, il est revenu y vivre et y travailler après des études à Strasbourg. Auteur de photographies et de dispositifs sonores, Thierry Fontaine élabore une oeuvre originale. Ses tableaux photographiques abordent le thème essentiel de l’hybridation, qui trouve son origine dans le déplacement, les mouvements et les rencontres des modèles sociaux. Déplacement consenti ou forcé, voire inconscient, « déplacement vers l’autre », échanges et partages entre les civilisations et les sociétés quelles que soient leurs échelles d’importance. Pour l’artiste, ces échanges se présentent comme des superpositions de modèles culturels et humains, des entremêlements, ou des métissages. Ils conduisent à des questionnements, à de possibles incompréhensions, mais aussi à des figures hybrides et à des mutations.

Le site de l’artiste : www.thierry-fontaine.org

Trân Trọng Vû

Trân Trọng Vû est né en 1964 à Hanoï (Vietnam). Il vit et travaille en  France depuis 1990. Son travail, au-delà de l’esthétisme, témoigne de l’obsession d’un passé qui se prolonge, de la dérision  politique et humaine. Il peint notamment sur de grandes feuilles de plastique transparent puis les installe dans l’espace pour créer des oeuvres en trois dimensions. Ses réalisations suscitent une  participation du public, une complicité ou au moins une  acceptation d’entrer dans l’oeuvre. Les visiteurs y cherchent leur  chemin dans le transparent, entre les images, les figures, les  couleurs, et se comportent comme s’ils étaient sur une scène. Son travail joue sur des effets visuels  et psychologiques provoqués par son labyrinthe virtuel de l’image… Il reçoit « Le Prix Pollock-  Krasner », pour la saison 2011-2012, attribué par la Fondation Jackson Pollock – Lee Krasner à  New York.

Nadia Myre

Elle est née en 1974 à Montréal, Québec. Ses sculptures, peintures, vidéos et écrits abordent les thèmes récurrents de l’amour, du désir, du langage, de la perte et de l’identité. Nadia Myre, artiste multidisciplinaire d’ascendance algonquine, utilise dans son oeuvre la langue anglaise et française. Elle a réalisé avec des perles les 56 pages de la Loi sur les Indiens avec l’aide de plus de 200 participants. En 2004, elle a commencé le projet des cicatrices, « open lab » où les spectateurs participent par leurs cicatrices-réelles ou symboliques en réalisant des coutures sur toiles tendues. Ils écrivent leurs « histoires de cicatrices » . Elle aborde des questionnements sur le langage et la perte de cette identité algonquine.
Voici une sélection des expositions auxquelles l’artiste a participé : Remix: New Modernities in a Post-Indian World,George Gustav Heye Centre, National Museum of the American Indian, New York, NY (2008) ; À fleur de peau,Musée d’art contemporain des Laurentides, St-Jérôme (2008) ; Nadia Myre: Works on Paper, St-Francis Xavier University Art Gallery, Antigonish, Nouvelle-Écosse (2008) ; The Scar Project, Urban Shaman, Winnipeg, MB (2007) ; The American West, Compton Verney, Warwickshire, Angleterre (2005) ; Au fil de mes jours, Musée National des beaux-arts du Québec, Québec (2005).

Le site de l’artiste : www.nadiamyre.com

Les bédéistes

Al’Mata

Né en 1970 en République démocratique du Congo, Al’Mata est diplômé en arts graphiques à l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa. En 1991, il débute comme caricaturiste au journal L’Observateur, dont il deviendra directeur artistique. Il réalise des fascicules pour le Programme alimentaire mondial et l’Unicef et collabore notamment aux journaux Le PalmarèsVite-vuLes Stars de la BD et Mak BD… En 1998, Al’Mata remporte le Calque d’or qui récompense les meilleurs caricaturistes des médias de Kinshasa et, en 2000, reçoit le Prix de la presse au 3e salon de la Bande dessinée de Kinshasa. En 2002, il s’installe en France. En 2004, il remporte, à Bologne, le prix d’Africa e Mediterraneo et, à Rome, le 2e prix du meilleur caricaturiste africain. Sélectionné en 2005 pour représenter la RDC au festival d’Angoulême, il participe à l’album collectif BD Africa. Il travaille pour les magazines Planète Jeunes et Planète Enfants (Bayard presse) et Kin LabelLe Retour au pays d’Alphonse Madiba, son premier album individuel européen, est paru en 2008.

Jason Kibiswa

Né en 1983 en République démocratique du Congo, Jason Kibiswa est diplômé en arts plastiques à l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa. En 2007, il participe à un album collectif sur les migrations clandestines, Là-bas… Na poto. L’année suivante, il reçoit le 1er prix du concours d’Africa e Mediterraneo à Bologne et figure dans Africa Comics 2007-2008. Il est membre fondateur de l’association BD KIN LABEL, plate-forme regroupant artistes et bédéistes de RDC. En 2010, il participe à Congo 50, album commémorant le cinquantenaire de l’indépendance du pays. En 2010, il collabore à l’ouvrage collectif Visions d’Afrique (« L’Harmattan BD »). Jorim, son premier album individuel, paraît en 2011 aux Pays-Bas. Consultant auprès de diverses ONG, Kibiswa a produit divers albums de sensibilisation. Il collabore régulièrement à la revue Planète Jeunes. On lui doit également les illustrations du Dictionnaire de la bande dessinée d’Afrique francophone paru en 2013 à L’Harmattan.

Odia

Né en 1964 au Sénégal, diplômé en communication graphique à l’École des beaux-arts de Dakar en 1989, Odia est caricaturiste au journal Le Quotidien depuis 2007. Auparavant, il avait travaillé dans des journaux comme WalfadjariLe Cafard libéré, Le Matin et L’Info 7. Il est également le créateur du personnage d’Issa Koor pour le journal Tract. En matière de bandes dessinées, Odia est à l’initiative, en 2004, du journal Safari où il dessine jusqu’en 2005. Odia a également publié plusieurs histoires sous forme de bandes dessinées, comme Popouri : les questions de population au quotidien et Les Histoires de Nafi et de Khadija. En 2009, il a illustré Dieu le pire, recueil de chroniques du journaliste Ibou Fall. Depuis 2012, Odia travaille pour le groupe Tandian Multimédias. Il est aussi responsable de Délire Hebdo, un journal humoristique. Par ailleurs, il donne des cours à l’École nationale des arts (ENA).

Hector Sonon

Né en 1970 au Bénin, Hector Sonon commence à publier des caricatures en 1987. Son premier album, Zinsou et Sagbo, paraît en 1989 ; c’est aussi la première BD publiée au Bénin. Autodidacte, Sonon a produit une quinzaine d’albums pour la jeunesse, mais ses activités principales sont la caricature et le dessin de presse. En matière de BD, son éclosion date de 1992 ; il est alors primé au concours « Calao ». Sa rencontre avec l’écrivain Florent Couao-Zotti donne lieu à plusieurs histoires publiées dans différents journaux de Cotonou. Entre 2000 et 2009, ses BD sont lisibles dans des albums collectifs européens : À l’ombre du baobabMatite africane ; Africa ComicsBD Africa et dans les revues Planète Enfants et Planète Jeunes (Bayard Presse). Il remporte le prix Africa e Mediterraneo 2007-2008. Sonon publie en 2012, dans la collection « Rivages / Casterman », Toubab or not toubab, d’après le roman de Jean-Claude Derey. En 2013, à Cotonou, la Fondation Zinsou consacre une exposition à l’ensemble de sa carrière.

TT FONS

TT Fons est né en 1957 au Sénégal. Sa carrière débute en 1982. Il fait alors ses premières armes dans Le Politicien, titre pionnier des journaux satiriques d’Afrique. En 1987, il fonde, avec d’autres, le journal satirique Le Cafard libéré. Il y crée, en 1990, Goorgoorlou. Devenu aujourd’hui une référence du neuvième art, TT Fons est surtout connu pour Goorgoorlou, le personnage mythique de la BD sénégalaise. Dès ses débuts, la série remporte un grand succès : neuf albums individuels seront publiés. En 2002, TT Fons a également sorti un journal BD centré autour de son personnage, Goor Mag, qui connaîtra sept numéros. Goorgoorlou fera également l’objet de plusieurs adaptations télévisées entre 2003 et 2012. Aujourd’hui, plus de vingt ans après sa création, la série Goorgoorlou, toujours active et aussi populaire, totalise plus de 8 000 planches d’aventures.

Les partenaires de l'exposition

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