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Soly Cisé

©Droits réservés

Art contemporain

Soly Cissé

  • Pays :

    Sénégal

  • Médium :

    Peinture, Sculpture

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À propos de l'artiste

Expositions individuelles

2016Spirits in the Wind, Cloître des Billettes et Ellia Art Gallery, Paris.
Le Trait by Soly Cissé
, Sulger-Buel Lovell Gallery et Africa Centre, Londres (Grande-Bretagne).
Galerie Arte, Dakar (Sénégal).

2015 Galerie des Tuiliers, Bruxelles (Belgique).

2014Universe/Univers, Hôtel de Ville, Dakar (Sénégal).
Dreams, MIA Gallery, Seattle (USA)
Solo Show, Volta Art Fair, MIA Gallery, New York (USA).

Expositions collectives

2018 Le Off de Dapper, Gorée, Sénégal.

Afriques. Artistes d’hier et d’aujourd’hui, Fondation Clément, Martinique.

2016 1:54, Londres (Grande-Bretagne).
AKAA, Paris.

2015 Lumières d’Afriques, African Artists for Development, Palais de Chaillot, Paris.
1:54, New York.

2014 – Beirut Art Fair, Beyrouth (Liban).

Biographie

Né à Dakar en 1969, Soly Cissé est peintre, sculpteur, vidéaste et scénographe. Après être sorti major de sa promotion de l’école des Beaux-Arts de Dakar en 1996, Soly Cissé est sélectionné en 1998 aux biennales de São Paulo et de Dakar, puis en 2000 à celle de La Havane. Son travail suscitant de plus en plus d’intérêt, il voyage à travers l’Europe (notamment en France, en Allemagne, en Suisse, en Grande-Bretagne) où il expose régulièrement dans des galeries et des centres d’art. Soly Cissé a fait partie de l’exposition collective Sénégal contemporain organisée par le musée Dapper en 2006. Le musée Dapper lui a consacré une exposition individuelle, Les Mutants de Soly Cissé, en 2017. L’artiste est également présent à l’échelle internationale et a participé à de prestigieuses expositions, salons et foires.

 

Champ de coton, 2018

Présentation de l’œuvre réalisée pour l’exposition Le Off de Dapper

“L’œuvre invite habitants et visiteurs de l’île de Gorée à faire acte de mémoire et à voyager avec ces âmes vers Saint-Domingue, vers la Louisiane, l’Alabama, la Géorgie et le Texas… Là-bas, de l’autre côté de la porte sans retour, ceux qui ont survécu à la traversée ont connu l’enfer, loin de la terre-mère. À première vue, rien ne vient choquer notre regard. Malgré le sujet traité par l’artiste, pas une once de violence ou de provocation visuelle crue ne vient nous malmener. Le sang versé, l’inimaginable souffrance sont pourtant bien là, symbolisés par une simple fleur couleur d’innocence : la fleur de coton. Le froid et dur métal est métamorphosé en la plus douce des fleurs.”

Salimata Diop.

A l’occasion de l’exposition Le Off de Dapper (5 mai au 3 juin 2018, sur l’île de Gorée)nous avons posé quelques questions à Soly Cissé :

Votre (dernière) source d’inspiration ?

La race humaine.

Le moment de la journée propice à la création ?

Le lever du soleil.

Si vous étiez une matière ou une couleur, vous seriez ?

Je préfère être une couleur car ce triste monde mérite d’être coloré.

Exposition : Les Mutants, de Soly Cissé

L’art de la transgression 

Soly Cissé, qui a reçu au Sénégal un enseignement plutôt académique, a interrogé les grands courants artistiques du XXe siècle – pop art et néo-expressionnisme notamment – et s’est indéniablement approprié certaines de leurs pratiques, les revisitant pour élaborer une démarche singulière et originale.

Dans ses œuvres, des éléments, a priori non destinés à être assemblés, sont réunis. Des formes mi-humaines, mi-animales se frôlent ou se mêlent. Des lettres, tags, chiffres, codes barres, collages de magazine les côtoient en symbolisant la société de consommation, omniprésente.

Les repères sont brouillés à dessein comme pour rendre plus ardue la quête du sens. Parfois s’inscrivent ici ou là un logo, un extrait de texte, sur lequel l’artiste a dessiné :  manière d’imposer son propre univers et de faire partie d’une histoire qui maintient à distance les plasticiens des pays émergents. Soly Cissé donne à voir ses questionnements sur le monde, sur ses incohérences, ses injustices. C’est de sa part, davantage qu’un engagement politique, une prise en compte des réalités sociales et économiques qui entravent le développement de l’Afrique. Le plasticien a puisé dans la culture populaire des éléments visuels appartenant à des univers différents. Dans cette perspective, isolés de leur contexte, réinterprétés et donc intentionnellement désacralisés, masques et statuettes sont intégrés dans un monde virtuel. Ici des bribes de textes apparaissent dans la bouche d’un masque. Là un cimier tyi wara des Bamana (Mali) surmonte un corps féminin.

Cette distanciation, notamment par le détournement, permet de maintenir l’œuvre dans sa dimension contemporaine. Par ce procédé, les pratiques cultuelles – évoquées implicitement ou non – laissent des traces que l’artiste nous propose peut-être de décrypter.

L’art de Soly Cissé est marqué par l’ambivalence ; celle-ci caractérise des figures qui intègrent plusieurs registres de représentation. Ainsi, dans Les Initiés, des êtres indéfinissables semblent appartenir à des mondes lointains. Deux d’entre eux affichent le hiératisme de statues gardiennes d’un lieu sacré. Des référents issus du religieux ? Il ne s’agit cependant pas d’enfermer l’inspiration de l’artiste dans les limites étroites d’un patrimoine « africain », mais au contraire de déceler comment des éléments culturels participent d’une démarche globale ouverte sur le monde contemporain.

Présences animales

Permettant de conforter les relations avec les esprits et les divinités, la connivence des espèces humaines et animales est constante dans les référents culturels d’un grand nombre de sociétés de l’Afrique subsaharienne.

Elle détermine des conduites rituelles spécifiques qui marquent tant les actes de la vie privée que collective… Soly Cissé nomme d’ailleurs ses figurations animales les « Soso » ; il a accolé la syllabe « so » de Soly et de Socé, le nom du peuple apparenté au groupe mandingue auquel appartient son père. Dans la création foisonnante de l’artiste, un animal étrange s’impose. Il ressemble à un petit félin, qui lorsqu’il est représenté plusieurs fois sur une même œuvre produit un effet saisissant, donnant l’impression d’une meute de prédateurs errants. Curieusement, cette figure récurrente est dotée, le plus souvent, d’un regard presque humain avec des yeux exorbités. Elle paraît être l’unique rescapée d’un violent séisme. Est-ce un intercesseur, un médiateur privilégié des hommes ? Dans d’autres œuvres, personnages cornus, moutons, hyènes se distinguent, et l’artiste semble presque toujours souligner leur rôle dans l’environnement.

Actualités de l'artiste

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