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Philippe Gaubert

Philippe Gaubert

© Philippe Gaubert

Art contemporain

Philippe Gaubert

  • Pays :

    France

  • Médium :

    Photographie

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À propos de l'artiste

Du 29.03.19 au 28.04.19

Exposition Vivre ! Photographies de la résilience

Philippe Gaubert - Biographie

Philippe Gaubert est né à Marseille (France). Engagé dans une pratique de la photographie documentaire d’auteur depuis vingt-cinq ans, l’artiste a réalisé des projets dans l’océan Indien, en Afrique, et en Europe où son travail a été présenté dans des expositions collectives ou individuelles. Après une formation à La Réunion au sein de l’association BKL (1990-1993), il se perfectionne lors d’un stage à l’agence Magnum (1999), puis suit des cours à l’École supérieure d’art de La Réunion. Au début des années 2000, avec l’avènement du numérique, l’artiste intègre la couleur dans sa démarche. Philippe Gaubert aborde des sujets non seulement comme des témoins de sociétés en mutation, mais aussi comme des vecteurs d’esthétique. Depuis 2011, il écrit et réalise des films documentaires de création.

Philippe Gaubert, Belo sur mer, 1995 et Ambositra, 1999

La photographie documentaire de Philippe Gaubert va bien au-delà du témoignage. En effet, dans les deux photographies sélectionnées rien ne renvoie aux images convenues de Madagascar, la Grande île, luxuriante et colorée. Bien au contraire, tout exotisme et tout folklore sont mis à distance, le noir et blanc confortant cette orientation. L’objectif de l’artiste est de faire en sorte que le regardeur ressente de l’émotion et de l’empathie face aux images proposées. Les corps en mouvement s’inscrivent dans l’immensité de la nature. Les liens de l’être humain avec les mondes visible et invisible sont profonds, indéfectibles.

INTERVIEW

Comment avez-vous entendu parler de l’appel à candidatures organisé par la Fondation ?
 À travers un site spécialisé sur internet.

Pourquoi le choix de la photographie comme médium ?
Tout au long de mon expérience, j’ai essayé de comprendre et partager des cultures à travers mon travail de photographe…La photographie a toujours été pour moi, un moyen de rapprochement à l’autre, afin de mieux le connaître, pour mieux voyager en soi…

Tel un humaniste, je suis allé à la rencontre des gens, j’ai photographié le réel, les moments que je vis, que je partage avec l’autre, capturer une ambiance, un ressenti, une émotion, capter les sentiments. Acter la mémoire.

Un photographe qui vous inspire ?
Josef Koudelka avec son travail sur les gitans, qui a parcouru toute l’Europe pendant une dizaine d’années en immersion. Je me sens très proche de son travail et de la manière de l’agencer, de plus j’ai eu la chance lors de mon stage à l’agence Magnum, de travailler quelques jours avec lui, sur la sélection de ses images sur les gitans. Je pense qu’il résume bien la façon dont je conçois la photographie et le travail de recherche que je mène depuis une vingtaine d’années, dans l’océan indien et sur Madagascar en particulier.

Quelques mots au sujet des photographies que vous exposez à Gorée ?
Je n’aime pas parler de mes photographies, je laisse ce travail aux spécialistes. Lors de ma première exposition, j’avais écrit : «  Je tente de sauvegarder une partie de ce qui va disparaître, écrire une mémoire. Je n’ai pas une démarche d’ethnologue, je n’analyse pas, je partage une histoire de vie avec mon langage propre : la photographie. »

Une photographie d’un autre artiste de l’exposition Vivre ! qui vous touche ?
Ziad Naitaddi, Série « Untitled Morocco », 2015-2018
Ce qui me touche dans son travail c’est sa démarche et sa recherche personnelle sur l’âme humaine, et aussi l’esthétique, l’émotion et la force que dégage sa photographie (présente dans le dossier de presse).

Votre principale source d’inspiration ?
 L’humain. Je cherche les émotions de l’autre, le rapprochement des peuples, révéler l’homme à lui même. Mes créations servent de points de repères, des indices et des orientations dans l’exploration du spectateur…

Votre moment préféré pour shooter ?
Je n’aime pas le terme « shooter », un peu trop militaire et violent à mon goût, je préfère les verbes capter, saisir…C’est surtout le moment qui précède l’acte photographique que je préfère, la rencontre. Mais, je sais pertinemment que le spectateur ne pourra jamais recevoir la même intensité d’émotions que le moment de prise de vue m’a procuré, ma quête est là, dans ce moment précis où je fais une photographie.

Quelque chose qui vous fait sourire ? Qui vous révolte ?
Le temps que mes enfants passent à faire, et à envoyer des selfies…

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