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Hamed Traoré

Hamed Traoré

© Mélissa RT.

Art contemporain

Hamed Traoré

  • Pays :

    Burkina Faso

  • Médium :

    Photographie

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À propos de l'artiste

Du 29.03.19 au 28.04.19

Exposition Vivre ! Photographies de la résilience

Hamed Traoré - Biographie

Mohamed Traoré dit « Hamed Traoré » est né au Burkina Faso. Il commence à travailler comme soudeur. À partir de 2006, il vit à Bamako (Mali). Lorsque la guerre éclate en 2013 dans le nord du pays, le jeune homme accompagne des reporters de grands médias internationaux. Son premier photoreportage, réalisé en 2015, a pour sujet les « fous » qui, en général, ne sont pas enfermés en Afrique. Trois ans plus tard, l’artiste porte son attention sur une petite ville du Nord-Congo, et la même année, il capte la vie d’un bidonville de Conakry (Guinée).

Hamed Traoré, Libérés, « Les invisibles d’Amzalazala »

À Amzalazala, le bidonville situé au cœur de Conakry, capitale de la Guinée, on vit au rythme des passages du train annoncés par le klaxon strident. L’art d’Hamed Traoré joue des contrastes de lumière et nous donne l’impression de regarder une séquence d’un film en noir et blanc. Même si le sol est jonché de déchets divers, aucune forme de misérabilisme ne transparaît dans cette photographie qui met en avant la dignité des habitants.

INTERVIEW

Comment avez-vous entendu parler de l’appel à candidatures organisé par la Fondation Dapper ?
J’ai entendu parler de l’appel à candidatures par un ami peintre qui, l’an passé, avait exposé avec la Fondation Dapper.

Pourquoi le choix de la photographie comme médium ?
J’ai choisi la photographie d’abord parce qu’elle fait appel à la vue qui est, pour moi, le sens le plus important. J’aime regarder, observer, scruter. Observer une scène c’est la vivre, c’est la sentir, c’est y participer. La photographie permet de graver cette scène, de la rendre intemporelle, de la faire exister, pour toujours. J’aime cette possibilité d’immortaliser un instant en un cliché.

Un photographe qui vous inspire ?
Si je dois parler d’un photographe qui m’inspire, je dois forcément parler de Paolo Marchetti parce que c’est lui qui m’a fait découvrir la photographie. C’est aussi grâce à lui que je pratique la photo telle que je le fais. J’aime sa façon d’être proche des personnes qu’il photographie et sa philosophie : être photographe c’est aimer les autres.

Quelques mots au sujet de la photographie que vous exposez à Gorée ?
La photo que je présente est intitulée « Libérés » et est issue de la série « Les invisibles d’Amzalazala ». Amzalazala est un quartier, un bidonville que j’ai découvert lors de mes vadrouilles et qui se situe en plein cœur de Conakry. J’aime cette photo pour sa profondeur : elle a plusieurs plans et chacun raconte une nouvelle histoire. Chaque personnage est occupé à une activité et participe à la composition de la scène.

Une photographie d’un autre artiste de l’exposition Vivre ! qui vous touche ?
Lorsque j’ai observé les différentes photos de l’exposition Vivre !, il y en a une qui m’a particulièrement touché : « À la recherche de la perle rare » de Christian Barbé.

Votre principale source d’inspiration ?
Ce qui m’inspire particulièrement c’est l’humain, en famille, en groupe, au quartier, en interaction avec la société. L’humain dans sa vie, dans son quotidien. J’aime découvrir et faire découvrir via la photo l’histoire d’une personne, d’une famille, d’un quartier ou d’un pays.

Votre moment préféré pour shooter ?
Mon moment préféré pour shooter, en réalité il y en a deux : au lever du soleil et les deux heures qui suivent et au coucher du soleil et les deux heures qui précédent. Je trouve que la luminosité dans ces moments-là a quelque chose d’irréel, de magique.

Quelque chose qui vous fait sourire ? Qui vous révolte ?
Ce qui me fait sourire ou plutôt ce qui me fait plaisir c’est d’observer la liberté. Les personnes libres de leur mouvement, de dire ce qu’ils souhaitent, libres de leur choix, de leur religion. Finalement libres de vivre leur vie. Ça, ça me plait et ça me fait sourire.

Ce qui me révolte le plus depuis quelques années est certainement la mauvaise gestion de nos pays africains : le manque de moyens donnés pour l’éducation et pour la santé, la corruption omniprésente, les problèmes d’hygiène, d’eau et d’assainissement. Toutes ces choses me révoltent car elles empêchent nos pays d’avancer malgré l’envie et la volonté des nouvelles générations.

Actualités de l'artiste

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