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Kongo/Vili

Kongo/Vili

Arts anciens

Statuette nkisi

  • Peuple :

    Kongo, Vili

  • Pays :

    République du Congo

  • Fonction :

    Statuette

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À propos de l'œuvre

Caractéristiques

Bois, miroir, fer et pigments
H. : 29 cm
Rapportée en 1908 du Congo (Brazzaville)
Fondation Dapper, Paris
Inv. n° 2581
© Archives Fondation Dapper – Photo Gérald Berjonneau.

description

Les peuples kongo (République du Congo, République démocratique du Congo) partagent des croyances et des traditions qui remonteraient à l’ancien royaume de Kongo, dont la fondation aurait eu lieu environ deux siècles avant l’arrivée des Portugais en 1482. Ce puissant État tenait l’essentiel de sa richesse du commerce des esclaves. Les langues, les institutions, les pratiques religieuses, les styles de certains supports matériels, autels, masques et figures des Kongo et des peuples voisins présentent des traits communs.

Les objets cultuels appelés minkisi (sg. nkisi) ont été considérés comme des « fétiches » ou des « figures-force ». Malgré les attaques de la part de l’administration coloniale et de l’Église catholique ayant brûlé nombre de ces pièces, les religions autochtones se sont perpétuées en adaptant leurs pratiques et leurs supports.

Le concept de nkisi occupe une place centrale dans le système de pensée des groupes kongo ; il renvoie aux forces contenues dans certains types d’objets, conglomérats de minéraux, de végétaux, parties d’animaux, morceaux de fer, de laiton ou de verre. Cette notion s’étend aux figures en bois dès lors qu’elles intègrent une charge. Les minkisi constituent des outils créés par un sculpteur et activés par le nganga, l’officiant, pour interagir sur les mondes spirituel et physique. Les matériaux utilisés, leur mode de fixation et la gestuelle des sculptures traduisent le pouvoir dont ces dernières sont investies. S’y ajoutent les paroles et les actes de l’officiant qui met en place le processus thérapeutique permettant à un individu venu le consulter de résoudre ses problèmes.

Cette pratique décuple les moyens de l’officiant lorsqu’il s’agit d’intervenir sur des cas touchant à l’équilibre social, économique ou politique. On utilise alors un nkisi nkondi, pièce ayant parfois taille humaine, souvent plantée de clous et munie d’un ou de plusieurs reliquaires.

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