Spectacles

Les Tam-tams se sont tus

Cycle consacré au cinéma gabonais

Vendredi 20 octobre, 20 h30

Gabon, 1972, 80 min, fiction
Réalisation Philippe Mory
Avec Philippe Mory, Amélie Joktane, Gisèle Révignè

Les Tam-tams se sont tus Abraham est un jeune sculpteur qui ne comprend pas très bien l'évolution du monde dans lequel il vit. Au cours d'une visite au village, il tombe amoureux de la plus jeune des épouses de son oncle, la séduit, et comme leur amour est découvert, l'emmène furtivement à la capitale, Libreville. Là, la naïve villageoise est prise en charge par Josy, la soeur du jeune homme et découvre la ville, ses plaisirs et ses séductions. Quand son mari dépêche sa première femme pour lui demander de rentrer au village, elle refuse et ne tarde pas à se laisser entraîner dans le tourbillon de cette vie si différente de ce qu'elle a connu et qui semble si facile.

La dérive de la jeune villageoise déplaît fortement au sculpteur qui lui reproche de s'occidentaliser. Il sermonne sérieusement sa conquête au nom du respect des valeurs de l'Afrique traditionnelle et authentique.

En présence de Philippe Mory et Imunga Ivanga

PHILIPPE MORY
Né au Gabon en 1932, sur les rives du fleuve Ogooué, il fait ses études en France après être passé par la mission protestante de Ngomo. D'abord comédien de théâtre, il débute sa carrière cinématographique à la fin des années 1950.Considéré comme un précurseur et comme le père du cinéma gabonais, il joue son premier grand rôle dans le film français On n'enterre pas le dimanche de Michel Drach (1958) qui fait de lui une vedette internationale. Il est ainsi le premier comédien d'Afrique noire à tenir un rôle principal dans un film français. Ce film obtient le prix Louis Delluc. Il signe le scénario de La Cage (1962), de Robert Darenne, film qui introduit le cinéma gabonais. Philippe Mory tourne en tant que réalisateur en 1971 le premier long métrage gabonais Les Tam-tams se sont tus tout en jouant au théâtre dans Irma la douce avec Colette Duval. Il tourne ensuite Obali en 1973 et Un enfant du village en 1978. Après une longue éclipse cinématographique due à ses activités politiques, il revient au cinéma comme acteur dans Le Grand Blanc de Lambaréné, Go Zamb'olowi («Au bout du fleuve»), Les Couilles de l'éléphant, Le Silence de la forêt et L'Ombre de Liberty.
2006 est l'année-anniversaire de ses 50 ans de carrière cinématographique.

English Version
Exemple de Flash