Henri Sagna

Biographie

Henri Sagna est né à Dakar en 1973 ; il a été formé à l’École nationale des arts de cette ville (section environnement) et a reçu, en 2005, le Premier Prix du sixième Salon national des artistes plasticiens sénégalais. Certains le qualifient de «sculpteur-recycleur». Partant d’éléments collectés, récupérés, l’artiste les assemble dans des installations originales.

Sa démarche vise à sensibiliser le grand public et les habitants des banlieues, des bidonvilles, de la campagne à l’environnement. Centrant son travail plastique autour du moustique porteur du paludisme, qui en Afrique comme ailleurs tue plus que le sida, Henri Sagna cherche à lutter contre la maladie. Mais son projet va plus loin : en rapprochant le caractère du moustique de celui de l’homme, il dénonce les guerres et les injustices.

 

Sagna - Pillage

Pillage, 2004 (détail)
Moustiquaire, Lycra,
échantillons de parfum, tissus,
acrylique, colorants naturels
et fil de fer
Collection particulière
© Photo Mamadou Touré Behan.

Sagna - Palustre 007

Palustre 007, 2004
Bouteille, tissus, fil de fer galvanisé,
acrylique et colorants naturels
H. : 85 cm
Collection particulière
© Photo Mamadou Touré Behan.


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Résidence à l’université de Paris-VIII Saint-Denis

Divers échanges ont déjà eu lieu par le passé entre le musée Dapper et l’université Paris-VIII-Saint-Denis, en particulier dans l'Unité d'enseignement intitulée «Le regard porté par les Occidentaux sur l'art africain» animée par Rui Alberto.

Compte-rendu

Rui Alberto et Liliane Terrier, Henri Sagna et Soly Cissé ont travaillé ensemble vendredi 19 mai 2006 à l'université, où ils ont animé des ateliers de théorie et pratique artistiques. A cette manifestation ont aussi participé plusieurs autres enseignants, notamment M. Luccioni, Mme Laval-Jeantet et M. Molina avec leurs étudiants. Les échanges théoriques autour de l'art contemporain africain et face au marché de l'art ont ouvert aux étudiants un horizon qu'ils ne soupçonnaient guère. A l'issue de la journée, les productions réalisées ont été exposées dans une salle ouverte aux autres usagers de la faculté.
Les étudiants ont manifesté un très grand enthousiasme pour cette opération, au point que l'équipe de Paris-VIII souhaiterait vivement la renouveler l'an prochain, en lui donnant davantage d'ampleur.

 

 

Résidence au sein de l’association Vivre ensemble aux puces

Depuis deux ans, l’association Vivre ensemble aux Puces coopère régulièrement avec le musée Dapper. Ainsi, en 2005, les jeunes de la cité René-Rioux ont-ils réalisé de nombreux travaux dans le cadre du projet « Mémoire partagée » mené par le musée Dapper.

Du 28 avril au 17 mai 2006, Vivre ensemble aux puces a accueilli en résidence Henri Sagna qui a une importante expérience des jeunes avec lesquels il a souvent travaillé, notamment lors d’ateliers aux Ve Jeux de la Francophonie au Niger.

L’artiste a animé un atelier autour des notions de collecte, récupération et recyclage.
Ceci a constitué, pour lui, un moyen ludique de continuer à communiquer, cette fois-ci en Europe, en France, sur le paludisme et aussi de donner une conscience plus étendue de ce fléau et des maux qui ravagent l’Afrique. Apprendre aux jeunes à concilier démarche artistique et réflexion sur l’environnement est également l’un des buts de cette résidence.

Compte-rendu

Avant l’arrivée d’Henri Sagna, les jeunes de l’Association Vivre ensemble aux puces (deux groupes : 5-8 ans et 9-11 ans) ont récupéré toutes sortes d’objets normalement destinés à rejoindre les poubelles : bouteilles de soda, de lait, d’eau minérale et leurs bouchons, bouts de carton, étiquettes de produits divers, morceaux de tissus…
Quelle aventure les enfants vont-ils vivre ?

Lors de la première rencontre, l’artiste dessine des moustiques-bouteilles auxquels il rajoute d’autres éléments. Il habille ses animaux-personnages de tissu, leur met du fil de fer. Il fait comprendre à son jeune public que l’on peut métamorphoser le matériau avec lequel on commence à créer.

Les enfants sont enthousiastes. Ils se lancent dans la création, développent leur imagination.

– Tu as décidé de faire quoi ?
– Une tête.
– Et que vas-tu utiliser pour la faire ?
– Des bouchons. Les bouchons ça va être pour les yeux.
– Et la bouche, tu vas la faire comment ?
– Avec du Coton-Tige.

Journal Henri Sagna    Journal Henri Sagna
D.R.

Mercredi 10 mai
Les enfants sont tous venus au musée Dapper visiter l’exposition Sénégal contemporain. Henri Sagna leur explique plus précisément son travail. Il se centre sur le moustique, parle de l’Afrique.

Journal Henri Sagna   Journal Henri Sagna
D.R.

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Résidence au sein de l’association Art Exprim (Paris 18e)

Compte-rendu de Philip Peryn (association Art Exprim) des matinées animées par Henri Sagna

Les enfants (8 à 12 ans) ont travaillé en collaboration avec le sculpteur Henri Sagna deux mercredis matin de 10 h à 11 h 30.
Henri vit et travaille au Sénégal. Il utilise essentiellement des matériaux de récupération et beaucoup le fil de fer pour assembler et réaliser ses propres sculptures.
J’ai tenu à ce qu’il dirige l’atelier et, après les présentations, il a donné ses explications et les a inscrites sur un tableau.
Dans un premier temps, chaque enfant a eu à sa disposition une feuille de papier et un crayon et il devait imaginer graphiquement son projet de sculpture.
La première séance n’a pas permis aux jeunes de terminer leurs travaux, mais ils ont pu revenir la séance suivante.
Le travail fut très intéressant, et j’ai autant appris que les enfants, surtout sur la technique du fil de fer, pourtant pas évidente à expliquer.
Des personnages et des animaux ont été réalisés avec des bouteilles, papier collé, fils de fer, grillage, objets divers. Autant de réalisations valorisantes pour les enfants, de découvertes et de nouveautés !

 

Henri Sagna    Henri Sagna
© DR

Henri Sagna    Henri Sagna
© DR

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