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Présentation

Historique

Création de la Fondation Dapper

La Fondation Dapper a été créée en 1983, à Amsterdam, par Michel Leveau avec pour objectif initial d’aider, par l’organisation d’expositions et l’attribution de bourses de recherche, à la connaissance et à la préservation du patrimoine artistique de l’Afrique subsaharienne. Elle œuvre depuis trente-cinq ans à la promotion des arts de l’Afrique, de la Caraïbe et de leurs diasporas.

© Droits réservés.

Le musée Dapper

Émanation de la Fondation, le musée Dapper s’est ouvert, sous la direction de Christiane Falgayrettes-Leveau, en mai 1986, avec trois expositions simultanées : Ouvertures sur l’art africain, au musée des Arts décoratifs, Les Cabinets de curiosités au XVIIe siècle et Figures de reliquaire dites kota dans son propre espace, un hôtel particulier construit en 1901 par l’architecte Charles Plumet, au 50, avenue Victor Hugo, à Paris (16e). De 1986 à 1998, le musée Dapper a présenté trente expositions thématiques, pour la plupart conçues et réalisées par Christiane Falgayrettes-Leveau, réunissant des œuvres sélectionnées dans le fonds propre de la Fondation mais également dans les musées du monde entier et dans des collections privées.

La Fondation Dapper.

Les expositions sont accompagnées d’ouvrages de prestige publiés par les Éditions Dapper. Collectifs et pluridisciplinaires, abondamment et soigneusement illustrés, ils réunissent les textes des meilleurs spécialistes, historiens, historiens de l’art, anthropologues ou ethnologues. Cette activité éditoriale se développera ultérieurement vers la littérature d’Afrique, de la Caraïbe et de leurs diasporas dans le monde, enrichissant la collection Dapper (devenue Dapper Beaux-Arts) de deux nouvelles collections :

Une sélection de romans et nouvelles.

Une sélection de livres d’arts africains (Kitadi) et d’albums illustrés (Un conte, une histoire, un pays) pour enfants ainsi que des romans (Au bout du monde) destinés à la jeunesse.

 

L’ouverture à l’art contemporain et à d’autres formes d’expression artistiques

Entre 1998 et 2000, deux années de réflexion menèrent à l’ouverture d’un nouveau lieu (35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16e) à quelques pas du précédent et plus adapté à une ambition élargie : offrir un espace de rencontre et de partage unique en son genre aux créations de l’Afrique, des communautés caribéennes, africaines-américaines et métisses d’Europe, d’Amérique latine et de l’océan Indien. Ce nouveau lieu était doté d’un espace muséographique de 500m2 répartis sur trois salles, dont l’une était plus particulièrement vouée à la présentation d’œuvres d’artistes contemporains, faisant écho aux œuvres d’arts anciens exposées dans les deux autres salles selon une thématique prédéfinie. Le musée Dapper a ainsi présenté, jusqu’à sa fermeture en juin 2017, près de cinquante expositions avec, depuis l’an 2000, un élargissement à l’art contemporain. Le nouveau musée Dapper fut inauguré le 30 novembre 2000 avec l’exposition Arts d’Afrique, qui réunissait cent cinquante œuvres « traditionnelles » d’anthologie, provenant pour partie des grands musées internationaux. Le livre de référence qui l’accompagnait fut coédité par Gallimard et Dapper. L’ouverture du lieu sera ensuite marquée, en 2001, par la présentation des trois premiers bronzes du grand sculpteur sénégalais Ousmane Sow et par l’exposition Lam métis, consacrée à l’artiste cubain Wifredo Lam, ami de Picasso, de Breton et de Césaire, dont les tableaux sont mis en résonance avec des sculptures anciennes d’Afrique et d’Océanie. Dès lors, le musée Dapper continuera à présenter pendant seize années des œuvres d’arts anciens tout en intégrant dans ses expositions thématiques les œuvres – photographies, installations ou sculptures – d’artistes contemporains.

Avant de se consacrer en 2017 à l’organisation d’expositions à l’échelle internationale et notamment en Afrique et dans la Caraïbe, et pour sa dernière exposition au sein de l’espace de la rue Paul Valéry, la Fondation Dapper a réuni les chefs-d’œuvre d’Afrique dans une exposition éponyme conçue comme un hommage à Michel Leveau, fondateur de la Fondation Dapper. L’espace de la rue Paul Valéry offrait également aux visiteurs une librairie boutique, un café et une salle de spectacles favorisant, au sein des arts de la scène, la rencontre entre les productions plastiques anciennes et contemporaines, africaines ou métissées. De nombreuses manifestations furent accueillies parmi lesquelles :

  • des concerts et des spectacles de danse
  • des pièces de théâtre, veillées et lectures
  • des spectacles pour enfants (contes, cirque, marionnettes) ;
  • des conférences-débats réunissant des anthropologues et des ethnologues autour des thèmes de l’exposition et des écrivains autour de sujets ayant trait à la littérature
  • en partenariat avec RFI puis sous la conduite de Brice Ahounou, anthropologue et journaliste, des ciné-rencontres (projections suivies de débat entre le public et des spécialistes des thèmes abordés).

Qui était Olfert Dapper ?

Dapper naît à Amsterdam, vers 1635, dans un quartier populaire ; il est baptisé à l’église luthérienne en janvier 1636. En mai 1658, il est inscrit à l’université d’Utrecht. Deux ans plus tard, il signe « doctor medicinæ ». Mais rien ne prouve qu’il ait reçu une formation médicale. Contrairement à ses contemporains, il n’a fait reproduire aucun portrait dans ses livres. Il semblerait que cet humaniste n’ait jamais quitté les Pays-Bas, où il meurt le 29 décembre 1689. Dapper publie en 1663 une description historique d’Amsterdam, puis en 1665 une traduction en néerlandais des œuvres d’Hérodote. D’autres textes suivront. Participant à un courant d’activité éditoriale qui se développe à Amsterdam, Dapper a un peu plus de trente ans lorsqu’il entreprend des recherches géographiques auxquelles il se consacre jusqu’à la fin de ses jours. Il se lance dans une vaste entreprise en abordant successivement l’Afrique (1668), la Chine (1670), la Perse et la Géorgie (1672), l’Arabie (1680), etc.

Son ouvrage le plus connu demeure aujourd’hui sa Description de l’Afrique, dont il existe deux éditions hollandaises – rares – datées de 1668 et de 1676, publiées par le graveur Jacob Van Meurs. Deux ans après la première publication, l’Anglais John Ogilby fait paraître une traduction infidèle. L’année d’après suit une version allemande. La traduction française est publiée en 1686. Pour rédiger son ouvrage sur l’Afrique, Dapper a consulté, pendant environ trois ans, un nombre important d’ouvrages d’histoire, de géographie, et des récits de voyage. Mais il ne se contente pas d’un travail de compilation, il parvient à réaliser une synthèse intéressante des documents consultés. Même si parfois certaines données doivent être examinées avec prudence, la Description de l’Afrique* constitue, aujourd’hui encore, un ouvrage fondamental pour les africanistes.

En effet, Dapper, loin de porter un jugement de valeur sur les sociétés décrites et en évitant ainsi les connotations ethnocentriques, fut le premier à s’appuyer sur une démarche interdisciplinaire associant étroitement la géographie, l’économie, la politique, la médecine et l’étude des moeurs. Contrairement à certains de ses contemporains, Dapper n’a pas rédigé un ouvrage de curiosités exotiques, mais une oeuvre pour la postérité.

*Le texte allégé a été publié dans Objets interdits, Éditions Dapper, 1989, avec des textes de présentation sur la vie et l’œuvre d’Olfert Dapper. Le texte intégral est consultable sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France.

© Archives Fondation Dapper.

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