Historique

Le musée Dapper

Il s'est ouvert, sous la direction de Christiane Falgayrettes-Leveau, en mai 1986, avec trois expositions simultanées : Ouvertures sur l'art africain, au musée des Arts décoratifs, les Cabinets de curiosités au XVIIe siècle et Figures de reliquaire dites kota dans son propre espace, un hôtel particulier construit en 1901 par l'architecte Charles Plumet, au 50, avenue Victor Hugo, à Paris (16e).

De 1986 à 1998, le musée Dapper présentera trente expositions thématiques, pour la plupart conçues et réalisées par Christiane Falgayrettes-Leveau, réunissant des oeuvres sélectionnées dans le fonds propre de la Fondation, dans les musées du monde entier et dans des collections privées. On peut citer : Fang, Dogon, «Magies», Corps sublimes, Réceptacles, Chasseurs et guerriers...

Les expositions sont accompagnées d'ouvrages de prestige à prix mesurés, publiés par les Éditions Dapper. Collectifs et pluridisciplinaires, abondamment et soigneusement illustrés, ils réunissent les textes des meilleurs spécialistes, historiens, historiens de l'art, anthropologues ou ethnologues. Cette activité éditoriale se développera ultérieurement vers la littérature d'Afrique, des Caraïbes et de leurs diasporas dans le monde, notamment en direction de la jeunesse.

Un espace d'arts et de cultures pour l'Afrique, les Caraïbes et leurs diasporas

Deux années de réflexion mèneront à l'ouverture d'un nouveau lieu (35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16e) tout proche du précédent et plus adapté à une ambition élargie. Cet aménagement moderne offre un espace de rencontre et de partage unique en son genre aux créations de l'Afrique ainsi que des communautés caribéennes, africaines-américaines et métisses d'Europe, d'Amérique latine et de l'océan Indien. Les arts vivants y trouvent leur place à côté des arts plastiques, anciens et contemporains.

Le 30 novembre 2000, le nouveau musée Dapper est inauguré avec l'exposition Arts d'Afrique, qui réunit cent cinquante oeuvres traditionnelles d'anthologie, provenant pour partie des grands musées internationaux. Le livre de référence qui l'accompagne est coédité par Gallimard et Dapper. L'ouverture sera ensuite marquée, en 2001, par la présentation des trois premiers bronzes du grand sculpteur sénégalais Ousmane Sow et par l'exposition Lam métis, consacrée à l'artiste cubain Wifredo Lam, ami de Picasso, de Breton et de Césaire, dont les tableaux sont mis en résonance avec des sculptures anciennes d'Afrique et d'Océanie. S'y succéderont notamment, de 2001 à 2008, Afrique secrète (quatre-vingt-dix pièces majeures de la collection Dapper), Le Geste kôngo, Signes du corps, Brésil, l'héritage africain, Sénégal contemporain, Gabon, présence des esprits, Animal.

En 2009-2010, le musée organise deux expositions thématiques qui se font écho ; la première, Femmes dans les arts d'Afrique, évoque la multiplicité des représentations féminines, alors que la seconde, L'Art d'être un homme, Afrique, Océanie étudie les parures et emblèmes révélateurs des identités masculines.

En 2011, l'exposition Angola, figures de pouvoir permet au public d'admirer des oeuvres souvent inédites et constitue un événement unique.

La rencontre entre les productions plastiques anciennes et contemporaines, africaines ou métissées, s'étend aux arts de la scène grâce à une salle de spectacle de 190 places qui accueille de nombreuses manifestations :

  • de la danse, avec des chorégraphes comme Josiane Antourel (Martinique), Tchekpo Dan Agbetou (Bénin) ou Irène Tassembedo (Burkina Faso) ;
  • des concerts, avec des musiciens comme Fatoumata Diawara (Mali), Jacques Coursil (Martinique), Guem (Algérie/Niger), Ballaké Sissoko (Mali), Omar Sosa (Cuba), So Kalmery (RDC), Mariann Matheus (Guadeloupe), Jeff Baillard et le groupe Xtrem'Jam (Martinique) ;
  • des pièces de théâtre, dont Verre Cassé (d'après le roman d'Alain Mabanckou) mis en scène par Gerty Dambury, Atterrissage (Kangni Alem), mise en scène par Denis Mpunga, ou Les Enfants de la mer, adaptation par le Martiniquais José Exélis de la pièce d'Edwidge Danticat ;
  • des spectacles pour enfants (contes, cirque, marionnettes), parmi lesquels Si La Fontaine parlait africain de Jorus Mabiala, Paroles de maquis d'Adama Adepoju, dit Taxi-conteur, Histoires du monde, création du Naïf Théâtre, ou Golotoé ou la gourde divine, de Danaye Kalanfeï ;
  • des conférences-débats réunissant des anthropologues et des ethnologues autour des thèmes de l'exposition et des écrivains autour de sujets ayant trait à la littérature.

De janvier 2005 à mars 2012, le musée Dapper a proposé, en partenariat avec RFI, un Ciné-club Afrique. Depuis 2011, Brice Ahounou, anthropologue et journaliste proprose des ciné-rencontres où les projections sont suivies de débat entre le public et des spécialistes des thèmes abordés.

 

Historique du musée Dapper

© Archives Musée Dapper - photo Olivier Gallaud

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